La réserve naturelle des Sept-Îles |
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L'achipel des Sept-Îles ne compte réellement que cinq îles : Rouzic, Malban, Bono et l'Île-aux-Moines. Les deux dernières "îles", le Cerf et le plateau de Costans sont des îlots rocheux. |
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Ces îles et îlots situés à quelques milles de Perros-Guirec couvrent à peine 40 ha à marée haute et 280 ha à marée basse. Cet archipel est un site naturel protégé depuis 1912 et classé Réserve Naturelle en 1976 par le Ministère de l'environnement. Le débarquement y est strictement interdit sauf sur l'Île-aux-Moines. |
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À la fin du XIXème siècle, les Sept-Îles étaient essentiellement peuplées de macareux moines, pacifiques oiseaux de 30 cm de haut, noir et blanc, aux gros becs rouges surnommés "perroquets de mer". Ils ne faisaient pas l'objet de recensementss, mais on estimait la population à plus de 15000 couples. Le tourisme se développe et les chasses organisées sur l'archipel font de véritables massacres. |
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Les protecteurs de la nature se mobilisent pour sauver les 400 couples restants et créent la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO). Elle obtient l'interdiction de la chasse et du débarquement sur l'île Rouzic. Cette mesure a pour effet la remontée immédiate des effectifs et l'arrivée de nouvelles espèces. Les Macareux moines sont de nouveau 7000 en 1950, avant les marées noires ! La LPO a créé en 1983 la Station ornithologique de l'Île-Grande, premier centre de soins français pour oiseaux mazoutés. |
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L'Île Bono Au tout début du XXème siècle, quelques familles de fermiers tentent de mettre en valeur les terres de l'île Bono. Face à de nombreuses difficultés, elles se reconvertissent dans la récolte du goémon. Cette activité cesse vers 1948. |
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| L'Île-aux-Moines La légende dit que Saint Guirec a séjourné sur l'Île-aux-Moines avant de débarquer à Ploumanac'h pour évangéliser le Trégor. Au Moyen Âge quelques moines de la confrérie des Cordeliers de la Stricte Observance s'y installèrent. Les conditions de vie sont si difficiles que le Pape Nicolas V autorise leur retour sur le continent à la seule condition de détruire toute trace de leur passage sur l'île. |
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En 1740, l'île est à nouveau occupée, mais cette fois par des militaires. Un fort est édifié sous Louis XV par Siméon Garengeau, disciple de Vauban. Une garnison de soldats s'installe afin de prévenir un éventuel débarquement sur nos côtes. Sa vocation première est surtout de lutter contre la contrebande et les actes de piraterie. |
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La dernière construction importante fut le phare en 1834. Il sera détruit en 1944, puis reconstruit. Visible par temps clair à près de quarante kilomètres, il resta aujourd'hui un des derniers phares habités. |
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| L'Île Rouzic |
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Le Fou de Bassan est une oiseau au plumage blanc et à la tête jaune, de 1,80 m d'envergure. Il tire son nom de son comportement : il repère les bancs de poisson au vol, plongeant en piqué d'une hauteur de 30 mètres parfois, d'où son nom de "fou" attribué par les pêcheurs écossais, premiers observateurs de cet oiseau, surpris par ces plongeons spectaculaires et à première vue incensés ! |
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| L'Île Rouzic est leur
unique site de reproduction en France. Ils la quittent en octobre. Les jeunes passent leur première migration le long des côtes africaines, de la Méditerranée à l'Équateur. Les adultes s'éparpillent au large de préférence vers le nord de l'Écosse. |
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